vendredi 28 octobre 2016

Le Maraké






Le rite d'initiation connu sous le nom de "Maraké" (eputop en Wayana) est une des grandes cérémonies des Apalaï, Wayanas et Wayampis. C’est un moment clé de l’initiation qui règle le passage de l’enfance à l’âge adulte, avec des chants rituels. Les chants racontent l'histoire de la communauté. Ils remémorent les liens entre les différents êtres de leur cosmos et les règles de conduites sociales et culturelles qui régissent les relations entre les hommes.
Un petit matin brumeux,un coup de fusil,des cris de femme et un enfant qui grimpe sur le toit récupérer le repas


















 Tout le monde attend la fin des préparatifs
 Installation des grosses fourmis sur les derniers éventails

 Les jeunes sont attentifs

Le shaman André est présent (ayant eu un accident vasculaire il y a quelques mois,il n'exerce plus mais n'est pas remplacé

 Il se lève et va accueillir le chef et les danseurs
 Puis les femmes leur offrent le cachiri

suivent les jeunes garçons

Les femmes se font frôler par les éventails garnis de fourmis
 cela a l'air douloureux

Lors de ce rite, les postulants  filles et garçons reçoivent des applications de fourmis sur leur corps. On frôle la peau du corps de l’initié de l'éventail en vannerie dont une partie centrale est tissée de manière à pouvoir y emprisonner des fourmis, dont la morsure est très douloureuse.






La marche reprend
 Les fourmis sont revitaliséesà l'eau




Les adolescents en cours d’initiation, encouragés par les familles doivent supporter la douleur sans gémir.


                                                                               Les mères aident à ne pas fléchir.













Jean-Marc s'y adonne aussi. Douleur pas intolérable( fourmis peut être un peu déchargées? mais ensuite deux jours durant une belle réaction inflammatoire...)












Je vous remercie

Et la danse reprend et ne terminera qu'à la nuit .

maraké info ci-dessous

Une technique assez proche consiste à porter l’objet comme une cuirasse immunisante durant plusieurs heures. Après la séance, le porteur était réputé immunisé contre les blessures par flèche

Le maraké est un rituel de passage, de régénération et d’alliance, qui fortifie l’individu, consacre son appartenance au groupe et consolide la communauté. Il est considéré par les Wayana et les Apalai comme l’un de leurs rituels les plus importants. Il s’agit pour ceux qui y postulent de sortir de l’enfance , « de quitter l’aspect du bébé » au cours de nuits de musiques, de danses et d’absorption de grandes quantités de cachiri (une boisson fermentée à base de manioc), rythmées par les chants du kalawu, pour accéder à l’âge adulte après avoir passé sans ciller l’épreuve d’application de fourmis et de guêpes « sur l’ensemble du corps, sauf la tête ». Le maraké permet à l’individu de renouveler son énergie vitale, d’être en bonne santé, de s’intégrer à la communauté, dans un statut nouveau, ou de raffermir ses liens avec elle.
Des mesures de sauvegarde pour pérenniser la pratique
Les amérindiens wayana et apalaï émettent depuis plusieurs années le souhait de continuer à pratiquer et à transmettre le maraké tout étant confronté à des difficultés liées aux divers changements de ces sociétés depuis quelques dizaines d’années. Ce rite initiatique étant un élément fondamental de leurs cultures, les acteurs culturels publics en Guyane se mobilisent pour apporter leur soutien, au travers de diverses actions inscrites dans le champ de compétences qui est le leur, et pour trouver des solutions collectives aux freins rencontrés par les communautés et ainsi assurer la pérennité de ce rituel. Avec la Direction des affaires culturelles de Guyane et la Région Guyane, le Parc national s’est engagé aux côtés des communautés wayana et apalaï du Haut-Maroni dans un ambitieux projet de préservation de ce rituel et à plus long terme de reconnaissance de ce patrimoine culturel partagé par ces deux communautés à l’échelle internationale.
Une candidature à l’Unesco : pour une reconnaissance internationale
Aussi, l’Etat a fait le choix de soutenir sa candidature à la liste de sauvegarde urgente du patrimoine immatériel de l’UNESCO dans le cadre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) Depuis mai 2010, des travaux ont été entrepris en étroite collaboration avec les membres des communautés des villages du haut-Maroni et plusieurs scientifiques, dans le but de faire un diagnostic de la situation et de rassembler les éléments constitutifs du dossier à présenter. Afin d’assurer une gouvernance partagée, une instance locale, la commission wayana-apalai, a été mise en place. Elle permet à ses représentants de suivre l’ensemble des phases du projet, depuis les réunions à Cayenne jusqu’à l’animation des actions sur le territoire. Fin 2011 et au regard de l’intérêt du dossier, l’UNESCO a recommandé une candidature tri-nationale.

1 commentaire:

  1. Quelle experience magnifique vs deux!!!
    QUe tu as passe un bon anniversaire , bisou lise!
    J'espere

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