mardi 18 octobre 2016

Journée du rat

Beau rat pris au piège sous le dispensaire
En me rendant avec mon piège à rat chez François, j'ai pris des nouvelles de notre petite paresseuse. Quel plaisir de la voir relâchée dans l'arbre à pois sucrés derrière chez Alex. Ses feuilles sont un de ses mets favoris, elle laisse les pois aux enfants.
Le paresseux a une toute petite queue qui lui permet de creuser un trou où mettre ses excréments quand une fois par semaine il descend de son perchoir pour faire ses besoins ! elle devait juste être en train de remonter vers les cimes quand nous avons croisé sa route.

Gros succès avec "ma "prise ,le long du chemin. François était plié de rire de voir tous les jeunes travaillant à la réfection de la passerelle regroupé autour de moi (et du rat) braquant leurs appareils photos.
ci-dessous info sur l'Aï



L'Aï ne descend qu’une fois par semaine pour faire ses besoins. Il creuse alors un petit trou, fait sa crotte dedans et retourne se mettre à l’abri dans son arbre. C’est ce manège qui a intrigué les chercheurs puisque lorsqu’il descend, le mammifère devient très vulnérable face aux prédateurs. De plus, cela lui coûte "environ 8% de l'énergie qu'il ingurgite en une journée", a expliqué Jonathan Pauli, biologiste à la University of Wisconsin-Madison et principal auteur de l'étude. Dès lors, pourquoi ne pas déféquer depuis son arbre ? Des colocataires utiles C’est en cherchant à le comprendre que les scientifiques ont découvert que le paresseux arboricole ne vivait pas totalement seul là-haut dans son arbre. Tranquillement posés sur son pelage, se trouvent des papillons ! Et lorsque le paresseux descend pour se soulager, les insectes de la famille des Pyralidae en profitent. Pour les spécimens qui s’apprêtent à pondre, la crotte du aï est idéale pour permettre aux larves de se nourrir lorsqu’elles auront éclos. Une fois devenues adultes, les femelles retrouveront l'arbre au pied duquel elles sont nées pour renouveler le cycle en s’installant sur le paresseux. Mais quel intérêt pour notre aï ? Les chercheurs ont pensé que l'association avec les papillons permettait à leur hôte d'obtenir des bienfaits nutritionnels cachés. Pour tester cette hypothèse, ils ont mené une série d'observations sur des paresseux à trois griffes (Bradypus variegatus) et d'autres à deux griffes (Choloepus hoffmanni). L'étude a consisté à compter le nombre de papillons que chaque espèce avait sur la fourrure ainsi qu'à évaluer les concentrations d'azote et de phosphore qui y étaient présentes. Enfin, ils ont estimé pour chacune la quantité d'algues qui colonisait la fourrure de chaque espèce. En effet, les poils de l’aï qui contiennent de l'azote sont également conçus de façon à retenir l’eau de pluie. Avec ces deux éléments, le milieu est idéal pour permettre le développement de certaines algues. Plus de papillons, plus d'algues. Ainsi, en se léchant pour se nettoyer, le paresseux mange ces algues qui sont "particulièrement riches en glucides et en lipides digestes". Elles viennent naturellement compléter son alimentation en feuilles peu énergétiques. Après avoir récolté toutes les données, les chercheurs ont réalisé des comparaisons entre les deux espèces et ont constaté que les paresseux à trois griffes montraient plus de papillons, plus d'azote et plus d'algues que leurs congénères à deux doigts. De même, plus l’animal avait de papillons autour de lui, plus le taux d’azote de son pelage était important. D'une façon ou d'une autre, les lépidoptères seraient capables d’accroître les concentrations d'azote dans le pelage des paresseux, lui permettant d'être colonisé par davantage d'algues et donc de disposer d'une source alimentaire plus importante, expliquent les chercheurs dans leur étude. "Cette source alimentaire jusqu'à présent inconnue pourrait expliquer pourquoi les aïs sont si difficiles à nourrir correctement en captivité", estiment-ils repris par l'AFP. Pour l'heure, ils ignorent les mécanismes exacts impliqués dans l'association. L'azote pourrait provenir des crottes des papillons. Il pourrait aussi venir des crottes du paresseux et être ramené sur l'animal par les lépidoptères.  Les algues elles, ne serviraient pas forcément qu'à nourrir le mammifère. Elles pourraient aussi permettre de le défendre contre les prédateurs, estiment les scientifiques. "Outre cet apport nutritif, il est aussi possible que ces cultures d'algues augmentent les chances de survie du paresseux en le camouflant des prédateurs aériens", concluent ainsi les spécialistes. Publié par Emmanuel Perrin, le 25 janvier 2014

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